Veiller tard…

J’ai toujours trouvé étrange de ne pas réussir à m’endormir.

J’adore dormir, me glisser sous la couette chaude, profiter du silence inquiétant de la nuit quand tous les bruits insignifiants dans la journée te donnent l’impression de vivre dans une maison hantée.
Puis il y a ces soirs où je n’arrive pas à m’endormir…bien rares heureusement…je tourne, je vire, je compte les moutons, respire profonCoeurdément, m’agace assez rapidement. Me demande si je me lève, finalement non, écoute juste les bruits qui me font un peu peur…et j’ai peur…comme une petite fille.

Il y a aussi ces soirs où j’ai envie de me coucher tôt en sachant parfaitement que le sommeil ne viendra pas tout de suite alors je lis…

Hier soir j’ai rejoint Victoire et Ernest, j’ai rejoint ce grand poème que m’a raconté Susie Morgenstern et évidemment avant de m’endormir je l’ai fini. J’ai eu l’impression de relire un peu « Jacques a dit » en version enfant. J’ai retrouvé son humour, sa finesse, ses lignes entre les lignes qui ont fini de me convaincre que cette littérature pour enfants est tellement destinée aux adultes.
Cette transition entre la vie toute rangée et un peu monochrome d’Ernest et la rencontre avec la colorée Victoire. Cette petite fille toute pétillante qui va le faire basculer dans la vie.

Victoire & Ernest sont une ode à la vie, une leçon sur la famille et sur les familles. Sur toutes les couleurs que l’on peut y trouver.

Les grands mères un peu tristes, les beaucoup de frères et soeurs, les jours improbables et les parents absents, les fratries qui se croisent et s’entremêlent à une cadence soutenue.

Victoire & Ernest nous racontent qu’il y aura toujours un lendemain plus beau, ou un surlendemain, un autre jour c’est certain. Ils nous ouvrent toutes les portes de la vie, du coeur et de l’espoir même si tout pousse à croire que la palette pantone est une suite infinie de gris.

Encore une fois Susie Morgenstern nous embarque et très vite on se retourne et on croise notre enfance. Alors on l’embarque avec nous espérant ne pas la lâcher, espérant y retrouver tous les rêves et tous les espoirs qu’elle a créée même si nous ne sommes pas tout à fait dupes…

Alors, enfouis le nez dans les couvertures, comme un dimanche soir d’antan où on avait rallumé la lumière laissant croire aux grands que le sommeil nous avait déjà grignoté on ne quitte Victoire, Ernest et notre enfance qu’en refermant le livre, en se disant qu’ils sont là tous les trois, pas loin, chaque fois que l’adulte qu’on est devenu aura besoin d’eux…et ça fait un bien fou…

Et comme dit si joliment ma copine Sabine…filez lire le billet qu’elle a écrit sur son blog du petit carré jaune sur ce joli livre !

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