La capacité d’oublier est peut-être le cadeau le plus précieux que les Dieux ont fait aux hommes.

1639, George de La Tour commence la réalisation de « Saint Sébastien soigné par Irène ».
2014, il y a cette femme qui regarde le tableau et pense à son amour passé.
L’ombre de nos nuits, ce sont deux histoires, ce peintre confronté à la mise en place de son oeuvre et cette femme bien des années plus tard, qui associe le tableau à son histoire d’amour.

Faire se croiser cette oeuvre du 17ème, le travail du peintre pour la construire et cette histoire d’amour contemporaine et intemporelle m’a laissée avec un mot « lumière ».

Gaëlle Josse réussit pour moi cette mise en lumière du sentiment amoureux, ce focus puissant qui peut rendre flou tout le reste.
Elle, dont on ne saura jamais le prénom se remémore cette histoire d’amour perdue, son attachement, son acharnement à tenter de le sauver de lui-même …cet homme qui balaie tout sur son passage. En vain. Elle se replonge dans cette histoire dont il était impossible de sortir indemne.
C’est ce tableau, dont le Maître nous raconte la réalisation en parallèle, qui fera ressurgir ses émotions, ses lumières et ses ombres…
J’ai aimé croire que la lumière chaude sur ce détail du tableau, cette lumière qui vient se poser de manière très précise sur la blessure et sur Irène, était le lien vers cette histoire d’amour.
Quand on regarde le tableau, c’est ce point de lumière qui attire le regard et tout le reste est un peu flou, nous n’y attachons pas d’importance là au premier coup d’oeil…pourtant le reste existe aussi.
J’ai aimé croire à quel point Elle réalisait que son amour pour cet homme était ce point de lumière, pendant que le reste n’était au fond que des ombres…

« L’ombre de nos nuits » est un magnifique livre composé avec la même grâce et la même finesse qu’une belle photo ou qu’un tableau de George de La Tour.

« Tu avais un corps comme j’ai toujours aimé, grand, fort, accueillant. Je n’y ai pas résisté. Et j’ai été prise. J’ai deviné, j’ai soupçonné chez toi des vies antérieures incandescentes et des feux mal éteins: mais je ne savais pas que tu vivais dans un brasier. »

La chronique de Nicole de Mots pour mots est à lire ici.
Celle de Céline d’Arthémiss est

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