« Faut-il remuer le passé et se poser des questions sur les chemins que l’on emprunte, ceux que l’on laisse de côté ? »

Un vrai plaisir que de reprendre cette aventure des 68 premières fois pour une nouvelle édition, décidément un vrai plaisir. Des découvertes, des originalités, des coins de bonheur et de jolies surprises. « Comme neige » aux Editions Buchet Chastel en fait partie.
Constantin Caillaud, comptable passionné de lecture exulte à l’idée de montrer à sa maîtresse (présente, absente) un livre inédit de leur auteur préféré Emilien Petit. Livre qu’il a dégoté dans la « presse » d’un petit village perdu où il passe un week-end (rafistolage) avec son épouse.

Malheureusement au moment de le lui apporter « Neige noire », le roman en question a disparu.

S’en suit une très belle néanmoins mystérieuse quête de ce livre au milieu de la littérature, des auteurs amis d’Emilien Petit vers qui notre héros se tourne pour essayer de retrouver le livre référencé nulle part. De la maison d’édition « Miroir » jusqu’aux entrailles d’internet, Constantin fera tout pour retrouver le livre.

« Je suis porté par une rationalité que ne se satisfait pas de l’irrésolu. »

Embarqué dans une fausse en quête (pardonnez le jeu de mots) si ce n’est peut-être celle de soi, Colombe Boncenne pousse le lecteur au questionnement, à la remise en question.

On cherche « neige noire » aux éditions « Miroirs », un roman qui disparaît pour le présenter à une maîtresse qui a des airs d’Arlésienne…c’est troublant et je l’ai souvent comparé au négatif/positif d’une photo en noir et blanc (madame a l’esprit fertile me direz-vous peut-être).

« L’eau tiède est imbuvable. Soyez glacé ou brûlant, pas tiède. »

Lecteur, écrivain, on tourne les pages en changeant de place parfois et on se demande où on va mais on y va le coeur léger et curieux de découvrir la suite. On referme le livre avec le sentiment d’une réelle réussite pour ce premier roman.

Colombe Boncenne a réussi le pari de nous emporter dans les rouages d’un milieu qu’elle connait bien, celui de l’édition et de réaliser un livre original dont le style promet un bel avenir.

Chouette découverte pour ce 5ème livre des 68 premières fois éditions 2016.

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2 thoughts on “« Faut-il remuer le passé et se poser des questions sur les chemins que l’on emprunte, ceux que l’on laisse de côté ? »

  1. Je l’ai lu il y a quelques semaines et je partage ton avis. Un très bon moment de lecture, on a envie de tourner les pages ! Ceci étant, le souvenir s’est assez vite estompé de mon côté

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    1. C’est marrant que tu dises ça parce que j’ai eu exactement la même impression. Heureusement que j’avais pris des notes parce que ma mémoire aurait été incapable de le chroniquer même peu de jours après.

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