Un insecte qui butine…ou qui transperce…

Voici mon neuvième de l’édition 2016 des 68 premières fois ! Comme vous l’avez (peut-être) remarqué, je ne les chronique pas dans le bon ordre et je suis très en retard ! Je profite donc de mes vacances pour tenter de me mettre un peu à jour.
Moro-sphinx de Julie Estève, paru aux Editions Stock est un bien chouette coup de coeur pour cette saison et je suis ravie de l’avoir lu !

Lola a 30 ans.
Parisienne en déséquilibre de vie, d’envie, Lola cherche et se cherche. Trop timide à en devenir provocante, trop perdue pour se trouver, là, immédiatement, tout de suite…

Lola teste.
Les hommes, le sexe, les corps qui la salisse ou la satisfont…jamais vraiment. Elle cherche des réponses, mettre au placard une solitude, réparer une enfance qui ne reviendra pas et qui ne se réparera pas.

Lola joue.
La provocation, l’excessivité, le rentre dedans en voulant rester dehors sans vouloir s’impliquer.

Lola accumule.
Des petits morceaux de corps, des marques d’amants, des trois fois qu’elle collectionne jusqu’au jour où…

Lola est-elle prête ?
A vivre, à aimer, à lâcher cette solitude qui la dévore et la rassure. A partager son cœur en plus de son corps sans avoir peur qu’on le lui grignote, qu’on le fasse disparaître sous la trahison, la douleur ou pire encore. Sans avoir peur qu’il la maltraite au sens propre comme au sens figuré, en acceptant qu’il l’aime, là, juste comme ça.

« Et si par curiosité il lui demande, elle dira simplement qu’elle veut vitre, ici, maintenant. »

Lola, c’est un peu lolita qui aurait grandi avec un goût d’amertume dans la bouche, avec des peurs et dans rancoeurs qui obligent à se méfier.

Lola c’est un roman d’aujourd’hui dur et bouleversant qui transperce le cœur et le corps aussi de celui qui le lit.

Une écriture tranchante mais déjà si sûre d’elle et d’une efficacité indéniable.

Julie Estève ose. Un premier roman à cœur ouvert, une histoire menée avec passion et sans faux semblants, sans le parti pris du lecteur à qui il faut plaire. Elle y va et elle y va très bien.
On est dérouté et bousculé, j’adore !!!

Merci Julie Estève !

Et des bisous de vacances à tous les « 68 » !
Mention spéciale évidemment à Charlotte, Céline, Sabine, Nicole & Eglantine 😉

logo68

 

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